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Cryptographie ou stéganographie ?

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Cryptographie ou stéganographie ?

L’association entre codes secrets et chasse au trésor est profondément enracinée dans notre imaginaire collectif. Qui n’a jamais aspiré à dénicher un antique manuscrit jauni par le temps, orné d’énigmatiques symboles destinés à révéler l’emplacement d’un trésor oublié ?

Toutefois, pour être en mesure de déchiffrer ces instructions habilement dissimulées, il est essentiel de posséder la clé de décryptage. En effet, les codes secrets sont spécialement conçus pour empêcher toute personne non autorisée d’accéder aux informations cryptées. Bien entendu, cela n’a jamais empêché les chercheurs de trésors, amateurs ou professionnels, de chercher à décrypter par tous les moyens possibles des messages qui ne leur étaient pas adressés. Au contraire !

C’est une véritable montée d’adrénaline que de se mesurer à une énigme que personne n’a encore réussi à élucider.

Cryptographie ou stéganographie ?

La préservation de l’information a toujours constitué une préoccupation de premier ordre tout au long de l’histoire, visant à dissimuler des informations cruciales. Deux disciplines fondamentales, à savoir la cryptographie et la stéganographie, sont devenues des outils incontournables pour garantir la sécurité des données sensibles et des échanges confidentiels. Bien que ces deux domaines poursuivent un objectif commun de protection de l’information, leurs approches diffèrent considérablement. Dans cet article, nous examinerons en détail la différence fondamentale entre la cryptographie et la stéganographie, en mettant en évidence leurs principes, leurs utilisations et leurs avantages respectifs.

Cryptographie : Le Pouvoir de la Transformation

Les codes secrets font partie intégrante de la discipline plus large de la cryptographie, dont l’étymologie grecque, avec « crypto » signifiant « caché » et « grapho » signifiant « écrire », illustre clairement son but.

Ainsi, la cryptographie est l’art de protéger les informations sensibles en les rendant illisibles pour toute personne qui n’a pas la clé de déchiffrement appropriée. Elle repose sur le principe de la transformation des données d’origine en un format crypté, de sorte que leur signification réelle ne soit pas perceptible sans la clé de décryptage. Cela signifie que, même si une tierce partie intercepte les données chiffrées, elle ne pourra pas les comprendre sans la clé adéquate.

Principes de Base de la Cryptographie

Comme vous pouvez le constater à travers vos recherches, les premiers codes employés étaient des chiffrements par substitution. Cette technique implique de substituer chaque lettre de l’alphabet par un autre élément, qu’il s’agisse d’une autre lettre, d’un chiffre ou d’un symbole plus ou moins complexe.

Le code alpha numérique

Le code le plus rudimentaire repose sur la substitution des lettres par des nombres, en fonction de leur position dans l’alphabet.

Par exemple, le « A » est transformé en « 1 ».

Une variation intéressante réside dans l’inversion de l’ordre des lettres de l’alphabet pour leur attribuer des numéros, tels que « A » devenant 26 et « Z » devenant 1.

Les options sont vastes. Nos auteurs ont savouré l’exploration de différentes combinaisons impliquant des lettres et des chiffres, parvenant ainsi à des résultats surprenants mais toujours déchiffrables.

Le code César

Ce système de codage est attribué à l’empereur romain bien connu, Jules César. Le procédé de chiffrement implique la substitution de chaque lettre du texte original par une autre lettre, en suivant un décalage préétabli. Pour illustrer, prenons un décalage de 3 positions vers l’avant. Sous cet angle, le « A » se métamorphose en « D », le « B » évolue en « E », et ainsi de suite. Lorsque vous atteignez le « Z », il revient à « C » car le comptage reprend au début de l’alphabet. Gardez à l’esprit que l’alphabet se compose exclusivement de 26 lettres.

 

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posséder la clé de décryptage

Stéganographie : L'Art de la Dissimulation

La stéganographie se distingue par sa vocation à cacher des informations confidentielles au sein de supports de données qui ne soulèvent aucune suspicion. À la différence de la cryptographie, qui altère les données pour les rendre incompréhensibles, la stéganographie se concentre sur le camouflage du message au sein de données apparemment anodines, comme des images ou du texte. L’objectif majeur est de rendre le message dissimulé aussi discret que possible, de sorte que son existence passe inaperçue.

Principes de Base de la Stéganographie

Au sein de notre concept « Trésor Oublié », la maîtrise de ces techniques de cryptage est fondamentale pour déchiffrer les deux informations clés : la localisation du lieu final et la résolution de la dernière énigme. Cette expertise vous propulsera au rang de découvreur du trésor.

Le sémagramme

Le sémagramme, bien que moins célèbre en stéganographie, a joué un rôle important tout au long de l’histoire. En utilisant des objets, des signes ou des symboles pour transmettre des messages, il offre une forme d’expression créative et de communication secrète. Dans nos cartes et dans nos indices, le sémagramme est un élément clé qui nous rappelle que les messages les plus significatifs peuvent être cachés dans les objets les plus simples. L’observation attentive est essentielle pour percer le mystère du « Trésor d’Euskadi » et du « trésor d’Arjuzanx » !

« Le talent caché de Johannes Baltazar Friderici : La stéganographie illustrée »

 

Dans son ouvrage « Cryptographia oder Geheime Schrifft-münd-und Würkliche Correspondentz, » publié en 1684, Johannes Balthasar Friderici dévoile un exemple intrigant de stéganographie. Il présente une illustration en apparence ordinaire qui dissimule en réalité un message secret habilement codé. En observant attentivement les détails de l’image, vous pouvez découvrir le message caché, « WIR HABEN KEIN PULVER MEHR » (nous n’avons plus de poudre). Cette démonstration met en évidence la manière ingénieuse dont nos auteurs dissimulent certaines informations essentielles !

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Le Chiffrement par Nulles

Le chiffrement par nulles, relèvent de la catégorie des codes camouflés. C’est une technique subtile utilisée en stéganographie. Son principe repose sur la mise en évidence de certaines lettres d’un texte au moyen d’un signe distinctif, assignant ainsi une signification uniquement aux lettres spécifiquement marquées, désignées comme « repérées ». Les autres lettres environnantes, dénuées de signification, sont quant à elles qualifiées de « nulles ». La principale fonction de ces lettres « nulles » est de brouiller les pistes, car le véritable contenu du message se trouve exclusivement dans les lettres repérées.

Le déchiffreur doit se concentrer exclusivement sur les lettres repérées, en suivant un critère spécifique ou une présentation incohérente.

Parmi les subterfuges employés au sein de nos cartes aux trésors, nous pouvons mentionner l’utilisation de différents caractères graphiques, l’application de polices de caractères apparentées avec des traitements variés, ou encore l’insertion de signes de ponctuation distincts… Nous ne dévoilerons pas toutes nos astuces aujourd’hui.

En définitive, tous les moyens sont bons pourvu que « le message demeure intelligible pour le destinataire et que ces détails n’éveillent aucun soupçon chez les tiers. » Néanmoins, cette technique stéganographique représente un défi considérable pour ceux qui cherchent à la décrypter. En effet, la recherche d’informations dissimulées au sein d’une correspondance s’avère une entreprise ardue. Car parfois, il est souvent impossible de discerner si un message se cache derrière un style maladroit ou des erreurs orthographiques. De nombreux chercheurs se sont ainsi confrontés à la complexité de ce type de déchiffrements. Rappelez-vous la lettre du 18 Juin !

Quand Stéganographie et Cryptographie se Mélangent

Nous avons introduit la stéganographie et la cryptographie en tant que méthodes distinctes. Cependant, il est tout à fait possible de les fusionner, tout comme deux couleurs primaires se combinent pour créer une nouvelle couleur. Un exemple fascinant de cette combinaison nous est donné par Jean de Trithème à travers sa propre codification des litanies.

Quand Stéganographie et Cryptographie se Mélangent
Stéganographie : L'Art de la Dissimulation

Les litanies de Jean de Trithème

Jean de Trithème (1462-1516), en plus de ses fonctions d’abbé, est reconnu comme un précurseur de la cryptographie. Vers 1499, il entreprend de créer sa propre stéganographie en élaborant un système de cryptographie dissimulé au sein de litanies religieuses. Ces litanies, des prières répétitives utilisées dans la liturgie chrétienne, renferment en réalité des messages codés dissimulés dans les premières lettres de chaque mot de la prière. Pour un observateur extérieur, la prière semble être un texte religieux tout à fait ordinaire. Cependant, pour ceux qui connaissent la méthode de déchiffrement, le message secret peut être extrait en suivant les règles spécifiques établies par Trithème.

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